Label Energie française

JPee – société française indépendante – développe, finance, construit et exploite des parcs éoliens et des centrales photovoltaïques depuis 2004.

En partenariat avec :

 

JPee est présent sur toute la France.
Cliquez sur la région pour en savoir plus :

Comprendre l'éolien :

2022

La société JP Énergie Environnement, producteur indépendant français d’énergie 100 % renouvelable, a initié des études de faisabilité pour l’implantation d’un parc éolien sur le territoire communal.

Les études environnementales (écologie, acoustique et paysage) ont débuté au printemps 2025.
À la lumière des résultats de ces études, différentes variantes d’implantation seront étudiées et permettront de définir un projet éolien adapté au territoire et en adéquation avec les enjeux humains et environnementaux du site.

Ce site internet présente les acteurs du projet, ses caractéristiques techniques, les retombées pour le territoire et les actions de concertation en cours et à venir.

Actualités Octobre 2025

Organisation d’une réunion publique

Une réunion publique a été organisée le samedi 18 octobre 2025 à Ussy.

L’occasion pour JP Energie Environnement de répondre à vos interrogations sur le projet et sur l’éolien en général.

Mieux comprendre l’éolien

Le développement éolien en réponse au changement climatique

Nous faisons aujourd’hui face à un constat : le changement climatique nous impacte à travers différents phénomènes (sécheresses, canicules, intensité des pluies, etc.). Ces phénomènes sont liés aux émissions excessives de gaz à effet de serre (GES), notamment de dioxyde de carbone (CO2) émis par l’utilisation de combustibles fossiles tels que le pétrole, le gaz ou le charbon.

Dans son rapport de 2023, le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) le répète : protéger le climat, c’est réduire au maximum les émissions de carbone, à moindre coût et le plus rapidement possible.

À ce titre, le développement des énergies renouvelables (notamment de l’énergie éolienne) à travers l’ensemble du territoire français, est un outil incontournable de lutte contre le changement climatique.

Accord de Paris (COP21) : limiter le réchauffement climatique à 2° Celsius.

Loi relative à la transition énergetique pour la croissance verte : 40 % de production d’électricité issue des énergies renouvelables en 2030.

25 % minimum de part d’éolien dans la production d’électricité en 2050 dans l’ensemble des scénarios du Réseau de Transport d’Electricité (RTE).

Adoption de la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables.

La réglementation concernant le bruit des éoliennes

Les éoliennes génèrent principalement deux types de bruit :

  • Un bruit mécanique : qui provient des composants mécaniques présents dans l’éolienne, tels que la boîte de vitesses et le générateur.
  • Un bruit aérodynamique : qui résulte du mouvement des pales à travers l’air. C’est le type de bruit prédominant autour d’ un parc éolien, que les mesures de réduction visent à atténuer.

Les éoliennes émettent un bruit, entre 20 Hz et 100 Hz (non perceptible par l’oreille humaine car «masqué» par le bruit résiduel environnant).

La réglementation française est l’une des plus strictes d’Europe. Elle impose qu’à partir de 500 mètres de distance (soit la distance minimale réglementaire entre une habitation et une éolienne), lorsque le bruit de l’éolienne atteint un seuil de 35 décibels (A), le bruit du parc ne doit pas augmenter le bruit résiduel existant de +5 dBA le jour et +3 dBA la nuit.

À titre de comparaison, 35 dBA correspondent à moins de bruit qu’une conversation à voix basse dans une pièce close. Il est considéré que le niveau sonore devient dangereux pour l’oreille humaine à partir de 85 dBA, selon la durée de l’exposition.

Le démantèlement des éoliennes

Lorsqu’un parc éolien arrive en fin de vie, deux options sont possibles :

  • Son démantèlement : les éoliennes sont démontées, la fondation enlevée, les matériaux sont triés pour être recyclés ou réutilisés et le terrain est remis dans son état initial.
  • Son renouvellement (aussi appelé repowering) : implique le remplacement des anciennes éoliennes par de nouveaux modèles plus efficaces et plus performants, adaptés aux avancées technologiques récentes.

LE FINANCEMENT DU DÉMANTÈLEMENT

Conformément à la législation française, le financement du démantèlement est entièrement à la charge de l’exploitant du parc éolien.

La réglementation a régulièrement évolué en fonction de l’augmentation des hauteurs des éoliennes et de la puissance installée. Aujourd’hui, la réglementation impose à chaque exploitant de constituer, dès la mise en service du parc, une garantie financière destinée à couvrir l’ensemble des opérations de démantèlement et de remise en état du site. Cette garantie assure qu’en cas de manquement de financement de la part de l’exploitant du parc, aucun coût ne repose sur les propriétaires des terrains, sur les collectivités locales ou l’Etat. Ces garanties de démantèlement peuvent être débloquées par le préfet du département en cas de manquement de l’exploitant.

Le montant de ces garanties est proportionnel à la puissance des éoliennes selon la formule suivante : Garantie financière = 75 000 + 25 000 x (Puissance unitaire installée en MW – 2).

Cette formule permet de couvrir l’intégralité des coûts de démantèlement du parc éolien, duquel est déduit la vente des composants des éoliennes aux filières de revalorisation (acier, béton, etc.).

LE RECYCLAGE ET LA RÉUTILISATION DES COMPOSANTS D’UNE ÉOLIENNE

La loi française exige que « les déchets de démolition ou de démantèlement soient réutilisés, recyclés, valorisés, ou à défaut éliminés dans les filières dûment autorisées à cet effet ». Le démantèlement d’un parc éolien implique le démontage des installations de production d’électricité, des postes de livraison, des câbles situés dans un rayon de 10 mètres autour des éoliennes et des postes de livraison, ainsi que la destruction des fondations.

La réglementation impose qu’au minimum 95 % de la masse totale des éoliennes démantelées, fondations incluses, doit être réutilisable ou recyclable, dont minimum 55 % de la masse du rotor de l’éolienne.

Les fondations en béton armé sont 100 % recyclables : le béton broyé sert de remblai ou de granulat, et l’acier est réutilisé.

Le mât et la nacelle, majoritairement en acier, sont également recyclables pour divers secteurs industriels.

Les composants électroniques sont généralement démantelés, et les matériaux récupérés sont triés et recyclés selon des processus spécifiques.

Les pales, fabriquées en matériaux composites (un mélange de résine et de fibres de verre ou de carbone), sont plus difficiles à valoriser. On explore aujourd’hui le broyage pour cimenteries ou matériaux de construction, et la séparation chimique pour récupérer les fibres. Des projets de recherche visent aussi à développer de nouvelles générations de pales conçues dès l’origine avec des matériaux recyclables ou biodégradables.

En France, depuis 1995, les premières générations d’éoliennes ont été démantelées et remplacées. Les bilans carbones des éoliennes prennent en considération, dès la conception, le démantèlement, faisant de l’énergie éolienne, la production d’électricité avec le bilan carbone le plus bas, après l’énergie hydroélectrique.

Les retombées économiques générées par un parc éolien

Entité économique de fait, un parc éolien génère une fiscalité multiple. Ces retombées fiscales non-négligeables permettent aux communes de diminuer les impôts locaux, d’augmenter leur capacité d’emprunt et de financer des projets pendant toute la durée de vie du parc. Concrètement, un MW d’énergie éolienne raccordé représente 10 000 à 15 000 €/par an. Ces revenus sont redistribués entre les différentes collectivités concernées (bloc communal, agglomération, département…). Le régime fiscal de l’établissement public de coopération intercommunale, auquel appartient la commune d’implantation, fixe les règles de répartition. Les riverains peuvent également être associés financièrement ou à la gouvernance en fonction du type de projet.


Ces revenus sont générés via différents types de prélèvements fiscaux :

Elle est versée au département, à la communauté de communes et à la commune d’implantation du parc éolien.

L’IFER constitue la taxe la plus importante versée par les exploitants de parc éolien puisqu’elle représente près de 70% du montant total des taxes et impôts dus. Le tarif annuel de l’imposition forfaitaire est fixé chaque année.

Elle est est composée de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). La CFE est affectée aux communes et à la communauté de communes. Sa base d’imposition est définie sur la valeur locative des biens imposables (prix de revient). La CVAE est répartie selon un taux fixe annuel et calculée en fonction de la valeur ajoutée produite, c’est-à-dire sur les produits d’exploitation auxquels on soustrait les charges d’exploitation.

L’éolien en France, c’est :

technicien - énergie éolienne Ussy

DES EXEMPLES DE PROJETS CONCRETS REALISÉS GRÂCE AUX RETOMBÉES ÉCONOMIQUES

Parc éolien Les Combonnants, Juillé & Lonnes (16), mis en service en 2024

Avec 162 000 € de recettes financières territoriales, la commune a pu réaliser :

  • l’embauche d’un employé municipal à plein temps ;
  • l’achat d’un tracteur communal ;
  • la réfection de la voirie ;
  • la réfection d’un bâtiment communal ;
  • la végétalisation de la commune et la plantation d’arbres.

La zone d’implantation potentielle du projet éolien

Eoliennes

Points de vue

Pour définir une zone favorable à l’implantation d’un projet éolien, JPee doit respecter des contraintes techniques et servitudes réglementaires.

Les éoliennes devront s’implanter :

  • à plus de 500 mètres des habitations ;
  • à plus de 50 mètres des routes départementales ;
  • à distance des lignes électriques haute tension.

Le modèle d’éolienne envisagé

Nombre d’éoliennes : 3

Modèle : N133

Puissance unitaire :  MW

Hauteur totale : 176,6 mètres

Longueur des pales :  mètres

Les caractéristiques techniques

14,4 MW

puissance installée

0

personnes alimentées

0

tonnes CO2 évitées

Raccordement
au poste source de
situé à  km

MW : Mégawatt | Nombre de personnes alimentées : en considérant 2 223 kWh/personne/an (chauffage compris) – Source : data.gouv.fr | Tonnes de CO2 évitées : 489 g CO2/kWh évités pour l’éolien et le solaire en comparaison avec le mix énergétique européen – Source : RTE

Les études menées

L’étude environnementale

Envol Environnement
Agence Normandie

Chemin de la Thillaye
14100 Lisieux

Le bureau d’études Envol Environnement a été missionné par JPee afin de réaliser l’état initial et l’analyse des impacts sur l’environnement (faune, flore et habitats).

L’inventaire de l’état initial écologique a débuté au printemps 2025 afin de recenser des espèces animales et végétales présentes sur une année (un cycle biologique complet).

Une attention particulière sera portée aux chauves-souris avec l’installation de deux enregistreurs (batcorders) installés sur le mât de mesure pour mesurer l’activité en hauteur dans la zone potentielle du projet éolien.

Cet état initial permet de guider JPee dans le choix d’implantation des éoliennes en fonction des sensibilités détectées. La configuration retenue du projet a pour but d’éviter ou de réduire au maximum les impacts.

L’étude paysagère

Enviroscop

27 rue André Martin
76710 Montville

Avant toute autorisation de parc éolien, les porteurs de projets doivent réaliser des études d’impact comprenant un volet paysager, analysant :

  • les perspectives visuelles ;
  • la co-visibilité avec les villages et monuments ;
  • la sensibilité du territoire concerné.

A chaque projet éolien, des photomontages sont réalisés, dans le cadre de l’étude d’impact. Ils permettent de visualiser concrètement l’impact futur d’un parc éolien dans son environnement.

Le bureau d’études Enviroscop a été missionné par JPee afin de réaliser l’étude paysagère du projet.

Les missions sont les suivantes :

  • recensement des sensibilités du territoire sur un rayon de 15 km autour de la zone d’implantation du projet s’articulant autour de plusieurs aires d’études ;
  • réalisation de simulations visuelles depuis plusieurs points d’intérêt (bourg, monuments, etc.) ;
  • étude de différents scénarios d’implantation.

Certaines zones bénéficient de protections renforcées, notamment autour de monuments historiques et de sites classés. Des lieux emblématiques comme le Mont-Saint-Michel ou les paysages reconnus par l’UNESCO font l’objet de périmètres où toute construction visible est très fortement encadrée.

Concrètement, cela signifie que l’éolien ne peut pas être implanté librement : il doit s’adapter aux caractéristiques culturelles, historiques et visuelles de chaque territoire.

Dans certains cas, des projets sont modifiés, déplacés ou refusés lorsque leur impact est jugé incompatible avec la valeur patrimoniale du paysage.

L’étude acoustique

Un bureau d’études acoustique sera missionné afin de réaliser une analyse de l’état initial de la zone.

Cela consistera à poser des sonomètres (micros) enregistrant en continu l’ambiance sonore au niveau des habitations autour de la zone d’étude du projet.

La campagne de mesures acoustiques se déroulera pendant 4 semaines en hiver. La zone d’étude sera ainsi cartographiée acoustiquement et l’impact prévisible des éoliennes pourra être simulé. 

L’installation d’un mât de mesure du vent

Le mât de mesure, qui sera installé en juillet 2025, mesurera 124,5 mètres.

Cette structure en treillis est équipée, en différentes altitudes, d’instruments permettant de mesurer la vitesse (6 anémomètres) et la direction (2 girouettes) du vent. Des capteurs de température et de pression atmosphérique sont également installés.

Dans le cadre de l’étude écologique, le mât de mesure permet également de positionner deux capteurs à ultrasons (SM4BAT) qui suivent et enregistrent l’activité des chauves-souris en altitude.

Le mât de mesure est installé pour environ 12 mois.

L’intégration du projet

L’étude paysagère est composée de 50 simulations visuelles (photomontages) réalisés depuis :

  • les entrées et sorties de villages et hameaux ;
  • les axes routiers et monuments historiques jusqu’à environ 25 km autour du projet éolien.

Ces simulations ont contribué à l’analyse des différents scénarios d’implantation. Vous retrouverez l’emplacement des différents points de vues sur la carte d’implantation.

Depuis le Hameau de Vide-Besace – à 1,3 km  de l’éolienne la plus proche
Depuis la frange sud-ouest de Fagnières – à 4.7 km de l’éolienne la plus proche
Depuis la RD 933 à Pocancy en direction de Thibie – à 4.5 km de l’éolienne la plus proche
Depuis la frange sud de Saint-Pierre – à 1,3 km de l’éolienne la plus proche

La concertation

Tout au long du développement du projet, JPee souhaite informer au mieux la population grâce à :

La distribution de lettres d’information

L’organisation d’une réunion publique

Une réunion publique a été organisée le samedi 18 octobre 2025 à Ussy.

L’occasion pour JP Energie Environnement de répondre à vos interrogations sur le projet et sur l’éolien en général.

Les mesures d’évitement et de réduction des impacts

Une fois les enjeux identifiés dans les états initiaux des études menées, nous pouvons appliquer des mesures dans le cadre du processus Éviter, Réduire, Compenser (ERC) afin que le projet ait un impact le plus faible possible.

Voici quelques mesures qui seront prises dans le cadre de ce projet.

Mesures acoustiques

  • Implantation des éoliennes située à plus d’un kilomètre de la première habitation ;
  • Mise en place d’un bridage acoustique spécifique.

Mesures écologiques

  • Implantation à plus de 500 m des boisements ;
  • Gabarit d’éolienne avec une hauteur d’environ 50 mètres entre le bas de la pale et le sol : impact réduit sur l’avifaune et les chiroptères à basse altitude ;
  • Chantier prévu en dehors des périodes de nidification ;
  • Arrêt des éoliennes pendant les travaux agricoles pour réduire l’impact sur les rapaces ;
  • Système de détection automatique en temps réel (vidéosurveillance automatisée) des rapaces permettant le ralentissement voire l’arrêt des éoliennes ;
  • Arrêt des éoliennes la nuit en fonction de l’activité des chauves-souris, selon la saison, et selon les conditions de vent et de température ;
  • Création d’une zone d’attractivité en faveur des rapaces ;
  • Protection ponctuelle des nids de busards sur les parcelles agricoles.

Mesures paysagères

  • Implantation intégrant les enjeux paysagers les plus significatifs (éloignement maximal des côteaux de champagne) ;
  • Implantation géométrique lisible et intégrée dans le prolongement du contexte éolien existant ;
  • Plantation d’arbres et d’arbustes pour réduire l’impact sur les franges des villages les plus touchées ;
  • Proposition d’une bourse aux arbres.

Les retombées territoriales

L’implantation de 6 éoliennes de 3,9 MW générera des retombées économiques locales annuelles pour le territoire, pendant 44 ans d’exploitation :

  • Environ 150 000 € pour la commune de Saint-Pierre ;
  • Environ 120 000 € pour la communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne ;
  • Environ 102 000 € pour le département de Marne.

Les retombées fiscales régulières générées par les installations éoliennes permettent aux territoires de maintenir des services publics et d’investir (crèches, maisons de santé, maisons de retraite…). Compensant en partie la baisse des dotations de l’État, ces ressources contribuent au développement d’infrastructures d’intérêt général qui renforcent l’attractivité des territoires.

Nous contacter

Contactez-nous